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Changer de prestataire sans perdre son site

Le domaine, les contenus, les e-mails : trois choses à récupérer dans le bon ordre, avant de résilier quoi que ce soit.

  • Lecture : 7 min
  • À jour au 13 octobre 2026
  • Textes de référence cités

Un changement de prestataire se passe bien quand l’ancien site reste en ligne jusqu’au dernier moment. L’ordre ci-dessous évite deux accidents : un nom de domaine resté au nom de l’ancien prestataire, et des e-mails coupés le jour de la bascule. La résiliation vient en dernier.

01Relire le contrat

Avant toute démarche, reprenez le contrat et les conditions générales de votre prestataire actuel. Cinq points comptent :

  • la durée et la date d’échéance, avec la reconduction éventuelle ;
  • le préavis et la forme de la résiliation (courrier, e-mail, espace client) ;
  • les frais de sortie, s’il y en a ;
  • la propriété du nom de domaine : qui en est le titulaire ;
  • la propriété des contenus : textes, photos, logo, et leur restitution.

Notez la date limite de résiliation, mais n’envoyez rien pour l’instant. Si le préavis est long, vous pouvez résilier tôt, avec une date d’effet qui vous laisse le temps de basculer.

02Reprendre la main sur le domaine

Vérifiez d’abord qui est titulaire du nom : dans le Whois de l’Afnic pour un .fr, dans l’outil RDAP de l’ICANN pour un .com, ou dans votre contrat.

  • Vous êtes titulaire. Demandez vos propres identifiants chez le bureau d’enregistrement, ou le code de transfert (« auth-info ») pour déplacer le nom chez le bureau de votre choix. Changer de bureau n’est pas obligatoire : l’essentiel est d’être titulaire et d’avoir l’accès.
  • Le prestataire est titulaire. Demandez-lui par écrit de vous transmettre le nom. Pour un .fr, la transmission demande l’accord des deux parties.
Charte de nommage de l’Afnic, art. 6.4

« Aucune opération de transmission volontaire de nom de domaine ne peut être effectuée par un Bureau d’enregistrement sans que ce dernier n’ait préalablement recueilli l’accord des deux parties. »

En cas de blocage, l’Afnic propose une médiation gratuite, puis des procédures de résolution des litiges (SYRELI, PARL EXPERT) lorsque le nom porte atteinte à vos droits, par exemple à votre nom ; reste la voie judiciaire. Pour un .com, le transfert suit les règles de l’ICANN : il peut être refusé pendant certaines périodes, par exemple peu après un enregistrement ou un précédent transfert. Renseignez-vous auprès du bureau d’enregistrement.

03Récupérer vos contenus

Demandez par écrit, pendant que le contrat court encore :

  • les textes de toutes les pages ;
  • les photos dans leur qualité d’origine, et le logo dans son fichier source ;
  • les documents mis en ligne (fiches, PDF) ;
  • la liste des adresses de toutes les pages : elle servira aux redirections.

De votre côté, enregistrez chaque page au format PDF depuis votre navigateur : c’est une copie de ce qui était publié, au cas où.

Ce que vous avez fourni vous appartient. Pour ce que le prestataire a créé (textes rédigés pour vous, photos prises par un photographe, logo), regardez ce que dit le contrat : une cession de droits d’auteur doit citer chaque droit cédé et en délimiter l’étendue, la destination, le lieu et la durée. Sans cession, réutiliser ces contenus peut demander l’accord de leur auteur. Pour les photos issues d’une banque d’images, vérifiez au nom de qui la licence a été prise.

04Protéger vos e-mails

Si vos adresses se terminent par votre nom de domaine, elles dépendent de lignes de sa zone DNS, les enregistrements MX, qui indiquent où livrer votre courrier. Changer de site ne les concerne pas, à condition de ne pas y toucher. Repérez d’abord où sont vos boîtes :

  • chez votre bureau d’enregistrement ou un service de messagerie indépendant : rien à faire, sinon laisser les MX en place ;
  • chez l’ancien prestataire du site : ouvrez vos nouvelles boîtes ailleurs et copiez vos anciens messages avant la fin du contrat, puis mettez les MX à jour.

Avant toute modification, faites une capture d’écran de la zone DNS. Et méfiez-vous des changements de serveurs de noms, parfois proposés lors d’un transfert de bureau d’enregistrement : toute la zone change alors d’endroit, et les lignes de vos e-mails doivent y être recréées.

05Préparer le nouveau site, puis basculer

Faites construire le nouveau site à une adresse provisoire, pendant que l’ancien reste en ligne. Relisez-le entièrement : informations du cabinet, honoraires, mentions légales, pages de soins, liens.

Le jour de la bascule, seule la ligne de l’adresse www (et la redirection du domaine sans www) change dans la zone DNS. Le changement met de quelques minutes à quelques heures pour être visible partout : pendant ce temps, certains visiteurs voient encore l’ancien site. Vérifiez ensuite que le nouveau site s’affiche sur votre domaine, en connexion sécurisée (https), et que vos e-mails arrivent et partent.

06Rediriger les anciennes adresses

Les adresses de vos anciennes pages figurent dans les résultats des moteurs de recherche, dans les favoris de vos patients et parfois sur vos documents imprimés. Sans redirection, elles mènent à une page introuvable.

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Des redirections permanentes côté serveur (301 ou 308), de chaque ancienne adresse vers la nouvelle page qui lui correspond, gardées aussi longtemps que possible, en général au moins un an.

Partez de la liste des adresses obtenue à l’étape 3, ou du plan de l’ancien site (le fichier sitemap.xml, s’il existe). Associez à chaque ancienne page la nouvelle page la plus proche. Si l’ancien site utilisait un autre nom de domaine, gardez-le et redirigez-le aussi.

Sur DoctoClic, la reprise de l’ancien site et les redirections sont comprises dans les formules Premium et Centre.

07Mettre à jour, puis résilier

Si le nouveau site change d’hébergeur, les mentions légales doivent en donner le nom, l’adresse et le téléphone (loi pour la confiance dans l’économie numérique, article 1-1). Mettez aussi à jour l’adresse du site partout où elle apparaît : votre fiche d’établissement Google, votre page sur une plateforme de prise de rendez-vous, vos annuaires, votre signature d’e-mail, vos documents imprimés.

Avant de résilier : cinq vérifications

Alors seulement, envoyez la résiliation dans la forme prévue par le contrat, et gardez-en la preuve.

Ce guide résume les textes et les chartes en vigueur au 28 septembre 2026. Il ne remplace pas la lecture de votre contrat, ni l’avis d’un juriste.

08Récapitulatif

ÉtapeQuandPourquoi
Relire le contratAvant toutConnaître le préavis et qui possède quoi
Domaine à votre nom, avec l’accèsAvant toutPouvoir diriger votre adresse vers le nouveau site
Contenus et liste des pages récupérésAvant la basculeReprendre vos textes, préparer les redirections
Boîtes e-mail repérées, MX en placeAvant la basculeNe perdre aucun message
Nouveau site relu à son adresse provisoireAvant la basculeBasculer sur un site complet
Ligne www modifiée, redirections 301Le jour JMener patients et moteurs aux bonnes pages
Mentions légales et adresse du site à jourAprèsNommer le nouvel hébergeur, garder des liens justes
Résiliation de l’ancien contratÀ la finTout fonctionne déjà sans lui

Sur un site DoctoClic, votre nom de domaine reste à votre nom. Si vous le gardez, il reste chez votre bureau d’enregistrement, et vous le reliez au site depuis l’écran « Mon domaine » de votre espace.

09Sources

Voyez votre futur site d’abord.Votre démo, à votre nom, par e-mail.
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